09 novembre 2007

Le repas, c'est pas fait pour Pensée !!!

Le peintre et dessinateur français mort à Orléans en 1871 doit se retourner dans sa tombe après avoir donné son nom à l'école primaire publique sise rue du Bourdon Blanc...

En effet, c'est -à notre connaissance- une des rares écoles de la ville à appliquer depuis quelque temps un curieux système de surveillance disciplinaire des enfants durant le temps du repas ! Mieux, par une sorte de pseudo-diplôme ("BRAVO FELICITATIONS) édité sur une feuille à en-tête du service de l'action scolaire de la Mairie, nos gamins sont évalués sur leur comportement à la cantine : politesse, langage soigné, capacité à "déjeuner calmement". La cantine ou la caserne ?

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On croit rêver ! Est-on obligé de fliquer les gamins durant leur pause repas ? Comme le signale un parent dans un mail : quid de la surveillance des surveillants ? Qui les surveille, eux ? Qui s'assure que les adultes sont calmes à table et qu'ils ne rient pas bruyamment ou qu'ils fument ?

Les parents ? Si on met des moyens de contrôle partout, autant qu'ils soient partagés ! Et comme dit ce même père : on aimerait en savoir plus sur ce qui est passé sous silence sur ce document : l'enfant mange-t-il bien, à sa faim ? Pas trop vite ? La nourriture est-elle bonne ? Questions sans réponses...

Autre aspect choquant : la signature de l'enfant est demandée sur le document. Ca ne vous rappelle pas l'histoire du contrôle Semtapo d'un enfant de 10 ans ?

Et pourquoi cette école et pas les autres ? Si ça se trouve, c'est pour aider le prestataire qui livre les repas, allez savoir...

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Commentaires

Fansolo, je suppose que tu as la réponse. Si le document est à entête de la mairie il y a une seule explication. Les esprits commencent à changer. C'est la suite logique des directives de Sarkosy en début de mandat de S. Grouard. Orléans laboratoire de la sécurité.
Il faut quand même souligner le nombre de monstres qui ont tué Père et Mère qui étaient "gentils, polis, pas un mot plus haut que l'autre".
Ca y est je m'énerve !

Ecrit par : BCT | 09 novembre 2007

La com prend le pas sur l'action !
Suivant notre sensibilité, cette phrase exprime un slogan, une crainte, un mauvais procès, une réaction d'êtres d'un autre âge... dans tous les cas une idée un peu abstraite.
Et puis un jour, intrusion dans le quotidien intime : voilà le fiston qui revient tout fier d'avoir eu le papier blanc (de félicitation) -Ah oui, parceque l'histoire ne le dit pas, mais il ya aussi des papiers orange et des rouges-... le même fiston qui depuis quelques temps pleure dans son lit quand il sait qu'il doit manger à la cantine, parcequ'ils y sont pressés,stressés, que "les dames" crient.
La cantine ou la caserne ?
Qui a eu cette idée imbécile ? (mais dans l'air du temps) :Communiquons pour clamer qu'on s'occupe bien du temps du repas ; ça ne mange pas de pain (!) et cela revient bien moins cher que de former du personnel à ce difficile exercice... et cette façon d'"impliquer" les enfants !! ; des flics, pas des éducs : on connaît ça !
Mais bon : ce n'est pas c'qu'on fait qui compte c'est (...) la façon dont on le raconte pour se faire valoir.

PS: Total soutien au grèviste.

Ecrit par : Tryphon | 09 novembre 2007

Je vais sans doute encore passer pour le vieux con de service, mais "de mon temps"...

- On ne mettait pas les coudes sur la table ;
- On ne mettait pas le pain à l'envers ;
- On de disait pas de gros mots ; (ou pas tout haut ni devant les parents)
- On n'envoyait pas la purée à la figure de la maitresse ; (c'est seulement beaucoup beaucoup plus tard...)
- On se lavait la mains avant de passer à table ;
- Et on ne criait pas dan la salle à manger ni à la cantine ; (parce en plus, en général c'et supersonore et ça te démolit les tympans)

Et je ne m'en porte pas plus mal !
Enfin, ce que j'en dis...

Ecrit par : minijack | 10 novembre 2007

Ah ben tout s'explique Minijack : si vous n'avez jamais connu les batailles de p'tit suisse, forcément c'est pas évident d'assumer vos idées politiques...

Ecrit par : fansolo | 10 novembre 2007

Personnellement avec les petits pois, c'était plus drôle ...
Ah l'histoire du pain à l'envers...ça date effectivement, surtout si vous étiez une fille et que l'on vous répondait, c'est comme cela que tu comptes gagner ta vie ?
Trivialement et sous entendu sur le dos, jambes écartées.
Alors que c'était une vieille superstition due au fait qu'il ne fallait pas que le bourreau touche les aliments des autres éventuels clients. Pour que chacun sache que ce pain lui était réservé, il était donc retourné. En frémissant ceux qui passaient devant espéraient ne jamais avoir à passer entre les mains du bourreau.
Bizarre quand même ce que l'on peut faire passer aux gamins !
A l'heure actuelle ce sont les cartes biométriques de cantine qui les attendent par exemple, parait-il que cela fait fureur...
Et les mômes acceptent, ils se prennent pour 007.
Quant aux parents, ils sont contents tout va bien, ils demandent même des caméras ...
Si Staline, Franco, Milosevitch, Pinochet, Vidéla, Mobutu, Bokassa, Pol Pot et autres avaient eu à disposition ces moyens compte tenu de l'accord ambiant , je ne sais ce qui se serait passé. ?
Au fait, dans d'autres cantines, c'est le sifflet qui a été réinstauré

Ecrit par : Circé | 10 novembre 2007

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