28 novembre 2006

THE HOST : Monstrueux "hôtes" ou "occupants" ?

A NE PAS RATER !!!

 

Comme il n'est pas certain que ce film se joue encore très longtemps, je ne peux que vous inviter, s'il est encore à l'affiche au Select demain, à courir voir THE HOST.

OVNI cinématographique intégral à Orléans :

1) C'est un film coréen

2) C'est un film de monstres

3) Et en fait ce n'est pas QUE ça...

 

Host signifiant à la fois "hôte" et "occupant", le déroulement du film rappelle à la fois l'histoire du petit poisson Némo mais aussi et surtout "Indigènes" ! Oui, vous avez bien lu ! Le monstre est l'ennemi commun d'une famille coréenne ET de l'Etat tout entier qu'on découvre petit à petit complétement inféodé aux... américains !

Le film décrit tout cela avec beaucoup de subtilité et par petites touches : ici ce sont quelques médecins coréens qui se mettent à brancher tous les appareillages sophistiqués dès qu'un ponte américain se présente devant eux, là c'est un reportage télévisé qui nous explique comment l'état va lutter contre un virus (on voit alors des images des GI en Irak...)

Si je vous dit que l'arme ultime du gouvernement est une sorte de gaz plein de soufre nommé "agent jaune", vous comprendrez que l'auteur BONG JOON-HO (un nom à retenir) masque à peine la satire derrière un grand spectacle qui a le mérite de tenir en haleine. La façon de filmer vous rappellera les grands Spielberg (Jaws, Jurassic Park, la Guerre des mondes...). Foncez voir The Host !

Comme j'ai aussi reçu un commentaire d'un M. SINEFIL, un petit mot sur le Resnais (qui lui, devrait rester plus longtemps à l'affiche)

"Coup de "COEURS"  et clin d'oeil à Fansolo qui est -je crois -  un   "cinéphile" averti:
 Le  nouveau film d'un jeune réalisateur de 84 ans qui  en a déjà  pas mal a son actif .
Azéma, Arditi, Claude Rich en voix "off", Dussolier, Wilson(Lambert), Isabelle Carré, Laura Morante nous vont droit au coeur dans une réalisation époustouflante de sensibilité et d'inventivité.
Comme disait un auditeur  lors du dernier "Masque et la plume", le cinéaste réinvente le "fondu-enchaîné" à la neige.
Certes on est loin de Muriel, de l'Année dernière à Marienbad, de Nuit et brouillard  et de Hiroshima mon Amour mais quelle jubilation!
Longue vie à Alain Resnais et qu'il nous offre encore longtemps pareilles merveilles!"

 

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